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Un point sur notre chemin vers le zéro déchet

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Montevideo, capitale de l'Uruguay, se situe au bord de la mer. C'est ici que nous rejoindra Baloo au terme de son voyage en cargo ! La plage de Pocitos est sans doutes la plus fameuse de Montevideo. Très belle avec son sable fin et sa barrière d'immeubles, elle pourrait être un lieu de détente vraiment agréable. D'ailleurs les clichés lui rendent un bel hommage. En réalité la route très fréquentée qui borde cette plage et tout le littoral de Montevideo la rend excessivement bruyante et le nombre impressionnant de déchets qui la parsèment lui ôtent tout son charme. Ce sont de véritables nuisances sonores et visuelles qui pollue notre environnement, sans même parler de leur impact négatif sur l’atmosphère, la faune et la flore... Nous sommes là, sur cette plage, avec nos deux enfants et nous nous regardons Benoît et moi. Nous éprouvons un sentiment de honte et de colère. Gaspard court après les bouteilles de plastique abandonnées, Charlie nous demande ce que c'est, le truc là bas dans l'eau. On se dit que ce n'est sans doutes pas assez mais qu'au moins nous essayons de faire notre part du mieux qu'on peut, tu sais, celle du colibri. Je crois que c'est dans nos enfants que nous puisons la force de nous battre au quotidien pour réduire au maximum nos déchets quels qu'ils soient. Ce n'est pas toujours simple mais hé, on fait de notre mieux !

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Les petits achats du quotidien

En Europe ça n'a pas été très compliqué pour nous de poursuivre cette démarche déjà bien entamée au fil de l'année précédent notre départ. Nous avons bien sûr eu des ratés mais globalement on s'en est plutôt bien sorti ! Je commence par nos craquages ? Quelques Macdo (roooh...), des cartons de pizza et quatre ou cinq paquets de fromage rappé et de gâteaux IKEA sont à déplorer. Sinon c'est un presque sans faute.

Depuis que nous vivons sur la route, nous avons pris l'habitude de faire nos pleins de vrac dès que l'occasion se présente (fruits, légumes, pistaches, gâteaux secs, graines, fruits secs, bonbons, riz, pâtes...) et lorsque nous avons besoin ou très envie de quelque chose d'introuvable en vrac au moment voulu nous nous tournons systématiquement vers les emballages en carton, en verre ou en conserve qui retournent ensuite dans le circuit de recyclage ou de consigne (Youpi, des consignes ! On s'y remet quand en France ?) du pays où nous sommes. Simple et plutôt efficace. Du nos courses ne durent jamais longtemps puisque nous ne nous attardons que dans les rayons de vente en vrac. Et si une grosse envie de pâtes nous prend à revers, notre choix se porte systématiquement sur l'emballage en carton, ce qui facilite grandement notre décision !

Par ailleurs nous adaptons notre manière de consommer au pays que nous traversons. Par exemple en Russie où le trie n'existe pas, nous avons absolument tout acheté en vrac ou dans des emballages en carton et n'avons jamais été aussi proche de notre objectif zéro déchet. Il faut savoir que quasiment tout les cartons et papiers que nous consommons terminent en petit morceaux dans nos toilettes sèches en complément de la sciure. La Russie le pays le moins concerné par l'écologie que nous ayons pu croisé jusqu'à présent et c'est sans doutes pour ça que nous avons été d'autant plus vigilants.

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Les repas pris à l'extérieur

Lorsque nous mangeons à l'extérieur nous embarquons toujours notre kit zéro déchet et refusons systématiquement tout ce qui est jetable : serviettes, barquettes, emballage en tout genre, sac plastique... quelques pailles sont passées entre les mailles de notre filet mais globalement on a rien lâché et nous sommes plutôt fiers de nous !

Il reste bien sûr tous les déchets cachés générés par les restaurateurs pour préparer nos repas... ils ne sont pas négligeables mais nous avons décidé de ne pas nous sentir responsables de ce qu'on ne peut pas maîtriser. En revanche on ne perd jamais une occasion d'expliquer aux commerçants pourquoi nous refusons la petite serviette en papier, le sac plastique bien pratique, la jolie paille... Ce n'est pas toujours simple mais lorsque l'interlocuteur comprend l'anglais et semble curieux on se fait un plaisir d'expliquer notre démarche !

L'avantage d'être à l'étranger, c'est que les gens ne cherchent pas à nous convaincre d'accepter comme souvent en France où l'on a le droit a tout un tas d'argumentations allant du "Mais si Prenez, elle est gratuite !" au
"Vous allez vous salir, et votre joli sac va être plein de miettes...". À l'étranger j'ai l'impression qu'ils nous passent nos caprices plus facilement en mettant ça sur le compte de nos différences culturelles. Vous savez, je crois qu'on est ces touristes mignons mais un peu chiants dont ils observent les mœurs avec une curiosité bienveillante. C'est pas plus mal comme ça !

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Et puis les impondérables

Dans notre poubelle d'irréductibles il ne reste finalement que très peu de choses, d'ailleurs nous n'utilisons plus de sac poubelle depuis belle lurette. Les couches de Gaspard restent notre plus gros déchet avec les emballages plastiques incontournables tels que le conditionnement des couches, du papier toilette, de la sciure... et les rares emballages alimentaires de nos craquages. Pour le moment on laisse tomber, on s'attaquera a tout ça à notre retour de voyage !

Concernant les vêtements, Gaspard porte quasiment exclusivement ceux de sa sœur. Les hauts un peu plus masculins ont été chinés avec amour dans des vides-greniers, quelques uns nous ont été offerts. Pareil pour Charlie qui est beaucoup habillé de vêtements de seconde main (mais pas que). Nous avons d'ailleurs profité de notre passage d'un mois en France pour refaire un peu les stocks de vêtements des uns et des autres dans des vides-greniers ! Finalement depuis le départ nous avons acheté une paire de sandales et de tennis neuves ainsi qu'un sac à dos à Charlie, un jean pour moi, une chemise pour Benoît et.. c'est tout. Le reste est de seconde main.

Pour finir, les souvenirs que nous achetons sont globalement réalisés dans de chouettes matériaux renouvelables, ils sont le plus souvent artisanaux et locaux. Pas tous mais là encore on essaie de faire le mieux possible. Nous réfléchissons vraiment à la place que chaque objet prendra dans notre future maison avant d'acheter. On craque moins, mais mieux !

HEY !

Et l'essence, le gaz, les matériaux pour réaliser les travaux du camping-car ? Quoi ? Hein ? Qui me parle ? Hum. Tu viens, on va se baigner ?

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Notre aventure en vidéos

Je partage ici une toute petite vidéo prise sur cette plage. Pour voir la précédente rendez-vous sur ma chaîne Youtube. Et pour ne rien rater de notre aventure au quotidien n'hésite pas à consulter mes story publiées quotidiennement sur Instagram (attention j'ai pas dit que c'était passionnant :D ).

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