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Un océan de verdure

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J’ai perdu un très grand nombre d’images de ces derniers jours passés avec Alexandre. Dis, Xou, je me demande si je ne te les ai pas passé sans penser à les récupérer pour moi aussi. Bref. Je partage malgré tout les quelques photographies que je lui ai piquées car ces journées boliviennes ensemble ont vraiment été très chouettes !

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Les villages abandonnés

Après un passage à la frontière plutôt long et fastidieux nous foulons le sol de la Bolivie ! Les premiers villages que nous croisons sont vraiment pauvres et les déchets s’accumulent partout, rendant les paysages urbains un peu glauques. On avait déjà observé ce phénomène dans les autres pays d’Amérique du Sud mais là… C’est vraiment flippant. Je ne prends que très peu de photographies car je n’ai pas envie d’entrer dans l’intimité des boliviens qui bavardent sur le pas de leurs portes. Mais croyez-moi, les jardins sont jonchés de canettes de bière, de bouteilles en plastique Coca Cola, de papiers de bonbons et de chips… Parfois on a du mal à distinguer le sol. Nous croisons sans cesse des gens qui mangent ou boivent dans la rue et laissent tomber négligemment leurs déchets à leurs pieds. Pareil en voiture, ils ouvrent la fenêtre et jettent leurs merdes en pleine rue. Ici c’est normal et ça nous tord le ventre. Si l’on ajoute les maisons délabrées et les places apocalyptique c’est vraiment très particulier.

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L'espoir d'une vie meilleure

Et puis il y a les villages un peu plus touristiques et ouverts sur le monde extérieur, là où se trouvent les missions jésuites par exemple. On sent tout de suite la différence. Tout est semblable et pourtant tout est différent. De jolies maisons un peu délabrées mais entretenues malgré tout, une place centrale entretenue et pleine de verdure, des habitants soucieux de la propreté des lieux. Nous respirons. Le contraste est vraiment saisissant et un peu rassurant. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que si c’est possible ici, c’est aussi possible ailleurs, dans les petits villages un peu perdus. Avec du temps et un peu d’investissement politique. Je peux rêver non ?

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Et le monde à nos pieds

C’est dans un de ces jolis villages jésuite que nous repérons une balade qui nous donne sacrément envie. Merci le guide du routard ! Après un repas copieux dégusté sur la place du village à l’abri du soleil (je vous vois venir bande de curieux, ici en Bolivie les restaurants proposent le plus souvent du riz, des frites et des petits légumes accompagnés d’omelette aux légumes, de viande de poulet ou de lama) on grimpe tous dans Baloo direction la forêt et ses secrets. Or, très rapidement la piste devient impraticable pour Baloo. Il passerait peut-être avec un peu de chance mais dans le doute nous nous abstenons car nous savons à quel point c’est casse pied d’être coincés et impuissants. Nous retournons donc au village où Benoît nous dégote un chauffeur prêt à nous conduire en voiture contre quelques bolivianos. Chouette ! La voiture ressemble plus à une carcasse qu’autre chose, elles est vraiment brinquebalante mais elle fait le job ! Nous roulons à une allure d’escargot sur la piste cabossée et pentue où chaque virage nous conforte dans notre choix d’avoir laissé Baloo en sécurité au village.

« Je reviens vous chercher dans une heure ! »

Le sentier qui nous emporte à travers la forêt grimpe dur et nous sommes essoufflés en arrivant au premier belvédère sous un soleil brûlant. Mais quelle récompense ! Un océan de verdure à perte de vue nous tend les bras, c’est tout simplement fantastique ! Les rayons tapent vraiment fort lorsque nous attaquons la seconde partie de la balade. Les arbres ont fait place à une végétation moins dense et de nombreux rochers tracent un chemin qui fait plus penser à de l’escalade qu’autre chose. Benoît porte Charlie sur le dos tandis que Xouillet porte Gaspard contre son ventre. J’ai beau ne porter que moi même je ne suis pas rassurée dans ces rochers escarpés où chaque pas doit être mesuré. J’ai chaud, j’ai soif, je suis lourde et essoufflée mais tellement heureuse d’être là au milieu de ce paysage grandiose ! Et puis le jeu en vaut vraiment la chandelle, une fois au sommet de l'amas rocheux la vue sur la vallée est époustouflante et dégagée sur des kilomètres. Un vrai bonheur ! Nous observons les oiseaux dans leurs nids avant de redescendre, un peu à regret car l’heure tourne vite.

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