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Russie-Mongolie-Chine, le trio infernal

globe

Depuis notre départ de France, la section du voyage Russie-Mongolie-Chine nous pose problème en raison d'un timing un peu serré et de visas compliqués à obtenir.

La Russie

Le territoire de la Russie est immense et il nous faut parvenir à traverser le pays jusqu'à la Mongolie en temps et en heure pour notre rendez-vous incompressible avec la Chine. Voyons voir ce que dit le GPS ? six mille kilomètres... c'est... beaucoup ! Quelques divisions plus tard et on en vient à la conclusion qu'un visa de trois mois serait idéal pour traverser la Russie.

La Mongolie

En ce qui concerne la Mongolie, nous ne nous faisons pas trop de soucis. Le territoire n'est pas gigantesque bien que les routes soient difficiles à pratiquer. D'ailleurs on parle plutôt de pistes principales et de pistes secondaires. Il va sans doutes falloir rouler à un rythme un peu plus soutenu que ce à quoi nous sommes habitués mais rien d'insurmontable.

La Chine

La traversée de la Chine est en cours d'organisation depuis plusieurs mois. Nous avons monté un convoi avec d'autres voyageurs trouvés grâce à des forums sur internet. Le groupe que nous formons passe par une agence de voyage chinoise (procédure obligatoire pour entrer en Chine avec son propre véhicule). Celle-ci s'occupe de nous fournir une lettre d'invitation et organise avec nous un itinéraire au jour le jour validé par les autorités chinoises. La date d'entrée en Chine est déterminée depuis longtemps et nous devons absolument la respecter sous peine d'être bloqués à la frontière. Il va falloir envoyer notre premier acompte à l'agence sous peu. Il reste encore la question du visa chinois que nous devrions pouvoir obtenir à Oulan Bator, en Mongolie, d'après l'agence. Soit. Le site français du ministère des affaires étrangères nous indique que la Chine ne délivre plus de visa depuis la Mongolie mais peut-être que l'agence facilite l'obtention de celui-ci ? C'est un risque à prendre...

ESTONIEESTONIE

Visa russe et petites galères

Mais tout ça, c'était sans compter les affres de l'administration ! Peut-être étions nous un peu naïfs en organisant notre itinéraire... Nous avions bien anticipé les difficultés concernant la traversée de la Chine avec notre propre véhicule, de la Mongolie avec ses pistes désertiques mais nous avions sous estimé les complications pour la Russie xD. Avant toute chose, pour entrer en Russie il faut y être invité, comme pour la Chine. Nous avons donc besoin d'une lettre d'invitation écrite par un russe ou un organisme de tourisme russe pour obtenir un visa. Ça donne le ton ! Nous devons passer par des professionnels quoi qu'il arrive... Quelques recherches plus tard, nous découvrons qu'un visa touristique russe de trois mois, ça n'existe tout simplement pas. Le maximum est de trente jours et point barre. Merci, au revoir. Il n'existe aucun moyen de prolonger le visa une fois sur le territoire. Oups ! Nous contactons alors des sociétés spécialisées dans l'obtention de visas "compliqués" pour trouver une solution nous permettant de traverser la Russie sans rouler six heures par jour pendant un mois. Ils nous informent de l'existence d'un visa d'affaire pouvant durer jusqu'à six mois.

" D'accord... mais nous ne venons pas pour faire des affaires..."

  • Pas de problème ! Il suffit que l'invitation provienne d'une entreprise russe et c'est bon.
  • Ha ? Et ça marche pour toute la famille ? Nos enfants de trois ans et un an peuvent-ils l'obtenir aussi ?
  • Ah... non. Avec des enfants ce n'est pas possible. Vous pouvez juste obtenir un visa touristique pour une durée maximale de trente jours."

Zut !

Nos méninges s'activent à plein régime, comment faire ?! On se sent un peu bête et démuni. Six mille kilomètres en trente jours... c'est un rythme bien trop soutenu ! Nous nous souvenons alors de l'existence de visas à entrées multiples, Miguel des PLEM'Mobiles nous en avait parlé. Nous pourrions faire une entrée en Russie, passer en grande partie par le Kazahkstan, puis rentrer brièvement une seconde fois en Russie pour rejoindre la Mongolie. Nous passerions ainsi moins de trente jours en Russie en roulant à un rythme plus raisonnable.

Ce deuxième plan tombe lui aussi à l'eau. Un des organismes spécialisé nous informe que ce visa existe bien mais que les trente jours ne sont pas décomptés en fonction de la présence sur le territoire Russe mais à partir du jour de la première entrée. Donc un crochet par le Kazahkstan ne changerait rien à notre problème.

Zut !

Les solutions qui nous viennent alors en vrac à l'esprit ne sont plus vraiment satisfaisantes.

Nous pouvons entrer en Russie avec un visa de trente jour, atteindre le Kazahkstan et demander un second visa Russe que nous ne sommes pas du tout sûrs d'obtenir. Payer de nouveau une agence, attendre de nouveau douze jours... et si on nous le refuse ? Où irons nous ? Comment rejoindrons-nous le point de rendez-vous du convoi pour notre entrée en Chine ?

Nous pouvons aussi rouler beaucoup et vite sur des routes en mauvais état (pour Baloo la vitesse de pointe sur une belle route est d'environ 80km/h :D ), passer des journées entières sur la route... pendant un mois... avec les enfants... Non. Ce n'est tout simplement pas envisageable. Ce n'est certainement pas pour nous imposer un rythme d'enfer que nous sommes partis en voyage !

Et si...

« - ... et si ...
- Toi aussi tu y penses ?
- Oui... on pense à la même chose ?
- Faisons le tour du monde ! Mais dans l'autre sens ! »

Visiter les pays baltes, passer une semaine à Moscou avec les parents de Benoît, explorer la belle Saint Petersburg et ses alentours et hop, légère déviation, trois fois rien, pour découvrir la Suède. Profiter ainsi un tout petit peu des pays nordiques que nous rêvions de visiter aussi et zou, on jette Baloo dans un cargo direction l'Amérique du Sud !

C'est décidé on change de sens. Vous nous suivez toujours ?

ESTONIEESTONIE

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