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La vie en altitude

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Les premiers jours de route en montagne sont très difficiles. Benoît subit de plein fouet le mal de l'altitude et rapidement un mal de tête permanent lui vrille les tempes. Je ne tarde pas à le rejoindre sur ce chemin de croix. Nous saignons régulièrement du nez, nous sommes épuisés et plutôt irritables, autant vous dire que nous gardons difficilement le cap de la bonne humeur. Du côté des enfants, rien à signaler, nous sommes très prudents car nous savons que le mal de l'altitude peut être dangereux. En outre Benoît qui n'a jamais été à l'aise en montagne doit apprendre à gérer ses angoisses. Il se sent écrasé par cet environnement qui lui semble hostile et un malaise permanent s'empare de lui. Voiiiiilà !

Bref. Nous commençons par rouler sur des pistes poussiéreuses et interminables au milieu de paysages fantastiques ! Je suis émerveillée par cette Bolivie que nous découvrons kilomètre après kilomètre. Des ouvriers travaillent sous un soleil de plomb afin de transformer cette succession de pistes en une belle route de montagne. Pour le moment les travaux semblent pharaoniques et nous impressionnent beaucoup ! Dans deux ans il n'y paraîtra plus et seule une belle route goudronnée témoignera de la masse de travail abattu par ces gens.

Après une nuit à Sucre (très jolie ville qui s'étale sur la crête de la montagne et où l'on prend plaisir à nous perdre dans les marchés biscornus) nous reprenons la route. Cette fois ci une vraie route récente et très agréable à emprunter. Le mal de l'altitude s'estompe et même si Benoît souffre toujours de cette espèce de phobie de la montagne nous retrouvons peu à peu notre enthousiasme. Je suis complètement dingue de ces routes où chaque virage nous promet une surprise. Les paysages sont toujours aussi incroyables !

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Les déchets, partout !

Je profite des pauses régulières de Baloo pour photographier les bordures de route. Le moteur surchauffe rapidement dans les montées abruptes alors nous nous arrêtons autant que nécessaire pour lui permettre de souffler.

Comme partout en Bolivie, ces sublimes paysages sont régulièrement abîmés par la négligence humaine. Les déchets parsèment les bords de routes. Il y en a quasiment partout. Au bord des villes comme Sucre la montagne dégueule littéralement de déchets. Les gens jettent leurs emballages dans le vide, ceux ci s'accrochent à la végétation et la vision lorsque nous approchons par en bas est terrifiante. Nous ne nous arrêtons pas en chemin pour photographier cette misère là mais elles restera gravée dans nos têtes comme le symbole de notre lutte contre la production de déchets au quotidien. C'est tellement incompréhensible !

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La plus haute (grande) ville du monde !

Nous voilà enfin à Potosi où nous passons une nuit après avoir vadrouillé en long et en large à travers la ville. Potosi a la particularité de se situer à plus de quatre mille mètres d'altitude ! Il s'agit d'une des villes les plus hautes du monde avec plus de cent cinquante mille habitants. Elle s'est développée au pied de la montagne Cerro Rico dont on exploite les mines d'argent depuis le seizième siècle. Beaucoup de touristes viennent visiter ces mines encore en activité mais avec nos enfants nous préférons nous perdre dans les dédales des marchés à la recherche de nourriture en vrac et d'artisanat local.

Autant en Uruguay, en Argentine et au Brésil nous avons eu du mal à nous réapprovisionner sans produire de déchets (hormis les fruits et légumes qui sont vendu en vrac, comme en France), autant la Bolivie est un véritable paradis de la vente en vrac ! Dans les autres pays d'Amérique du Sud nous devions ruser pour acheter des pâtes en très grosses quantités ou bien dans des emballages cartonnés lorsque nous trouvions. Ici nous tendons nos sac à vrac à tous les stand pour les remplir de pâtes aux formes aussi variées que possible, de riz, de kinoa, de farine... Les vendeurs s'extasient devant nos petits sacs en tissus qui les font beaucoup sourire et donnent au passage une poignée de noix ou de cacahuètes pour les enfants. Quel bonheur !

En revanche il n'a jamais été aussi simple pour nous de tenir notre régime végétarien, même lorsque nous mangeons à l’extérieur. Jusqu’à présent j’arrivais à faire des efforts pour passer outre ma culpabilité à l’idée des souffrances subies par les animaux élevés pour faire de la viande mais là... Les étalage de viande en plein air dégagent une odeur de mort écœurante que j'ai beaucoup de mal à supporter. Aucun risque d'en avoir envie. Je n'arrive plus à acheter les petits plats préparés dans la rue car l'image des étals du marché d'où elle provient est vraiment trop prégnante. Et là notre dégoût n’est même pas en rapport avec la cause animale (enfin.. pas uniquement), il s’agit simplement d’une question d’hygiène élémentaire.

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Direction Uyuni

Après avoir dégotés de beaux ouvrages en laine dans de toutes petites boutiques, nous reprenons la route direction Uyuni. Bye bye les constructions de briques qui s'accumulent sur les différents versants de la montagne, nous allons retrouver le calme plat des hauts plateaux à seulement trois mille sept cent mètres d'altitude. Il nous tarde d'arriver dans cette ville incontournable ! Uyuni qui nous fait rêver depuis de longs mois maintenant. Non pas pour son architecture, son histoire, ses habitants, sa nourriture ou que sais-je encore... Non. Mais pour... pour... pour... le lieu le plud dingue qu'il nous ait été donné de voir jusqu'à présent ! Est-ce que vous en avez déjà entendu parler ?

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