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Et puis l'Amérique !

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Trois vols et vingt-cinq heures de voyage

YES WE DID IT ! (et on a survécu)

Toulouse > Paris > Madrid > Montevideo - Ne cherchez pas de logique, c'était le trajet le moins cher lorsque nous nous sommes enfin décidés à dégainer notre carte bleue pour réserver notre vol pour l'Amérique du Sud. Nous avons hésité deux demi secondes avant de cliquer sur réserver, et puis avec un (énorme) soupire de résignation nous avons finalement économisé mille euros et perdu quelques heures de vie supplémentaire. Oui parce que si tu as déjà fais huit heures de train avec tes enfants, toi même tu sais comme les transports en communs coûtent en points de vie. Sur les longs trajets, s'entend.

Mon papa avait fait le voyage de Bretagne pour profiter avec nous de nos derniers jours sous le soleil toulousain. C'est donc lui qui nous a déposé à l'aéroport ce matin là. C'était à la fois très chouette et un peu étrange de lui dire au revoir comme ça. Notre grande séparation avec nos proches est devenue extrêmement concrète tout à coup, bien plus que si nous n'avions été que tous les quatre. Je ne vous cache pas que j'avais le ventre un peu noué en lui faisant un dernier bisou. Entre l'excitation, l'appréhension (deux jeunes enfants, vingt-cinq heures de voyage... ça crispe un peu), la joie, la tristesse, l'envie d'avancer beaucoup et celle de reculer un peu. Nous avons finalement confié nos deux bagages en soute au personnel de l'aéroport et pris nos enfants sous les bras direction la porte d'embarquement. Comme des grands !

Premier constat : aucun espace n'est prévu pour que les enfants puissent se défouler en sécurité et sans déranger le reste du monde dans cet aéroport. Nous nous retrouvons donc avec deux loustiques plein d'énergie qui grimpent, rampent, sautent, se roulent, crient (un peu), rient (beaucoup)... bref deux enfants normaux dans un monde d'adultes. Et la foule. Tu sais, les gens. Ceux qui observent avec compassion, avec un sourire franc, avec un air pincé voir même des gros yeux alors que le voyage n'a pas encore commencé. Je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi les enfants sont aussi négligés dans les aéroports français que nous avons eu l'occasion de fréquenter, eux à qui les adultes demandent de rester assis sur leur fauteuil d'avion, sages comme des images, parfois pendant des heures... Donnons leur l'opportunité de pouvoir laisser déborder leur énergie contenue lors des escales, pendant les longues minutes d'attentes avant ou après un vol... Non ? Ah non c'est vrai, on s'en fout, ils n'ont pas de carte bleue.

Charlie a été émerveillée par son premier envol. Elle a longuement observé le ciel alors que Gaspard s'est endormi quelques minutes après le décollage. D'ailleurs Gaspard a dormi pendant l'intégralité des trois vols, ce qui a réduit notre taux d'anxiété parentale à zéro pour notre plus grand bonheur. Quel soulagement ! (On en revient à l'importance d'avoir un défouloir pour enfants entre deux vols histoire de conserver le capital sommeil de l'enfant pour le trajet en avion) (D'ailleurs bravo à l'aéroport de Madrid qui propose de chouettes aires de jeux un peu partout dans les lieux d'attente, les enfants ont adoré, nous aussi !) (Oui je sais je suis lourde avec cette histoire de jeux mais hé ! C'est mon côté maman louve qui parle)

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Je vole, j’attends, je vole, j'attends, je vole

"Maman, tu as vu ? Il y a des nuages par terre !"

J'ai tellement aimé la magie de nos deux premiers vols ! Répondre aux questions de Charlie qui se bousculaient, observer le ciel avec elle, Gaspard endormi contre mon sein. J'aime tant suivre le fil de son raisonnement et lui apporter de quoi étayer sa pensée. Alors vous imaginez bien, dans le ciel comme un oiseau, ses pensées bouillonnaient ! Nous avons bavardé, bouquiné chacun de notre côté, elle a collé des gommettes et m'a emprunté mon appareil photographique afin de saisir quelques clichés (les quatre petites images ci-dessus sont de Charlie). Entre le décollage, les ceintures à boucler, à déboucler et les mille et unes petites choses qui font sa vie de petite fille, les minutes passent vite. Il est déjà temps de ranger ses petites affaires dans son sac à dos. Les gommettes, son foulard, ses quatre figurines. Benoît se charge des sacs, je me charge de Gaspard qui se réveille doucement.

Les escales sont l'occasion de jouer ensemble, de courir, de manger ce qu'on trouve à un prix exorbitant, d'attendre encore et encore, de râler, rire, marcher... Le temps commence tout juste à sembler long lorsque nous embarquons enfin pour le dernier vol. Treize heures. De nuit. En seconde classe. Trois places assises. Ergh. Heureusement (Alléluia !), Charlie et Gaspard n'ont pas tardés à s'endormir sur nous en débordant largement sur nos trois petits sièges. Les treize heures ont donc été sans surprise pour moi et Benoît : extrêmement longues, inconfortable, ennuyeuses ET merveilleusement silencieuses et sereines. Et c'est bien l'essentiel !

Lorsque nous posons enfin le pied en Uruguay il est seulement sept heure du matin. Vite, un taxi et au lit !

Ah non.

C'est vrai.

Les enfants -EUX- sont en pleine forme.

Argh.

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Notre aventure en vidéos

Je partage ici la première micro vidéo de cette longue épopée. Pour voir les cinq autres rendez-vous sur ma chaîne Youtube. Et pour ne rien rater de notre aventure au quotidien n'hésite pas à consulter mes story publiées quotidiennement sur Instagram (attention j'ai pas dit que c'était passionnant :D ).

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