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Du rouge et de l'eau

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La terre rouge

Je suis sous le charme de la terre rouge d'Argentine. Lorsque nous quittons la route principale, incroyablement monotone sur des centaines de kilomètres, c'est pour tomber sur des pistes de terre battue magnifiques qui mènent à des villages retirés. De ces villages je ne prends que peu de clichés car les habitants sirotent leur maté sous les porches et je ne veux pas être indiscrète ou intrusive. Une multitude de petites maisons de bois que l'on dirait un peu faites de bric et de broc, des chiens partout, des enfants pieds nus. La poussière rouge s'incruste et les murs blancs de Baloo sont parsemées des traces de doigts rouges des enfants. Elle s'accroche aux vêtements, aux visages, aux doigts de pieds et nous sommes tout poisseux sous la chaleur écrasante de l'après-midi. Quel dépaysement !

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Les pluies d'orage

Et d'un coup ça explose. Les premiers éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre gronde, la pluie s'abat sur la terre rouge et la transforme en une boue pâteuse et collante. Au début nous apprécions la fraîcheur de la pluie qui nous permet de reprendre notre souffle. Et puis on a l'habitude de s'occuper en restant dans le camping-car après le printemps que nous avons subit ! Mais très vite nos journées sont ponctuées de petites galères qui entament sérieusement notre moral.

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Tu viens, on rentre ?

D'abord nous nous embourbons dans le sol boueux et seule l'aide de locaux de passage nous permet de nous sortir de là. Rien de grave mais un après midi entier consacré à se sortir d'une piste difficile c'est très éprouvant. Surtout avec deux enfants qui s'impatientent, attachés dans leurs sièges auto. Et puis nos deux disques durs externes nous lâchent coup sur coup, l'ordinateur de Benoît rend lui aussi l'âme, la pompe à eau du camping-car ne fonctionne plus (ce qui veut dire pas d'eau courante) et... il pleut non stop. Vraiment.

On explore sérieusement nos motivations et à ce moment là notre envie de sécurité affective, de retrouver des repères et de rentrer chez nous est vraiment très forte. Il n'y a même pas de chocolat où de bons petits gâteaux en vrac pour nous remonter le moral dans les épiceries que l'on croise. Tout est suremballé et de toute manière ils n'ont pas la culture du chocolat. Pour moi qui ai l'habitude de me réfugier dans les douceurs en cas de déprime, le constat est douloureux. À ce moment là on abandonnerait bien Baloo sur place pour rentrer en France !

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Parlez moi d'une éclaircie

Après la pluie vient le beau temps. Le soleil finit par revenir. Benoît bricole une solution à peu près fonctionnelle pour la pompe à eau. Nous recommençons à vivre dehors pour le plus grand plaisir des enfants. Nous trouvons une petite boulangerie avec quelques viennoiseries dignes de ce nom. Un journaliste local toc à la porte et nous prenons plaisir à témoigner pour son journal et sa radio. Et puis la perspective de retrouver notre grand copain Xou dans quelques jours nous met du baume au cœur. Nous reprenons la route plus léger après ce coup de mou passager. Allez ! Haut les cœurs ! Comme toujours, la suite promet d'être belle !

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